Rénover une épicerie est toujours une décision stratégique. Il ne s’agit pas seulement de moderniser un espace, mais de repenser l’expérience client, d’optimiser les opérations et de rester compétitif dans un marché en constante évolution. C’est exactement le défi qu’a relevé l’Intermarché Boyer, situé sur le Plateau Mont-Royal.
Dans cette entrevue, Frank Henot, copropriétaire du magasin, revient sur les motivations derrière cette transformation et, surtout, sur un choix qui a profondément changé leur quotidien : l’installation de comptoirs réfrigérés à portes.
Visionnez l’entrevue complète ici :
Après cinq ans sans rénovation majeure, M. Henot et son équipe sentaient qu’il était temps d’agir. L’objectif était double : rafraîchir l’image du magasin, mais aussi répondre à une pression concurrentielle bien réelle. « On était dû pour améliorer notre image… mais aussi on a un concurrent qui s’installe sur l’avenue et on voulait vraiment consolider nos parts », explique Frank Henot. Cette combinaison de facteurs a déclenché une réflexion plus large sur les équipements utilisés en magasin.
Parmi les décisions marquantes, le choix de frigos à unités intégrées s’est rapidement imposé. Contrairement aux systèmes plus complexes et longs à installer, ces équipements offrent une mise en service étonnamment rapide. Comme le souligne M. Henot, « c’est presque comme un frigo de maison : il arrive en magasin et quelques heures après, il est déjà rempli de produits ». Dans un contexte de rénovation, où chaque heure compte, ce gain de temps devient un avantage considérable.
Mais c’est en comparant les différentes options que l’équipe a pleinement pris conscience de l’impact de son choix. Très rapidement, les avantages en termes d’économie d’énergie et de simplicité d’entretien se sont démarqués. Dans leur cas, ne pas opter pour cette solution aurait même entraîné des coûts d’investissement jusqu’à trois fois plus élevés. Un écart significatif qui confirme que le bon équipement peut représenter un levier financier important à long terme.
Au cœur de cette décision se trouve un élément clé : les portes. Ce détail, en apparence simple, transforme complètement la performance des comptoirs réfrigérés. En stabilisant la température et en éliminant la condensation excessive, elles permettent une conservation nettement améliorée des produits. « C’est clair que nos produits sont plus beaux, particulièrement dans la viande », précise M. Henot. Même constat du côté des produits congelés, où l’absence de givre témoigne d’une chaîne de froid beaucoup mieux respectée.

Au-delà de la performance technique, l’impact visuel est également frappant. L’alignement des portes, la qualité de l’éclairage et la présentation des produits contribuent à créer un environnement plus attrayant et professionnel. « C’est vraiment beau dans un magasin », affirme-t-il. Cette dimension esthétique, souvent sous-estimée, joue pourtant un rôle direct dans l’expérience client et l’image globale de l’établissement.
Fait intéressant, les bénéfices ne se limitent pas à la réfrigération elle-même. L’installation de ces équipements a également eu un effet positif sur la consommation énergétique globale du magasin. En hiver, la chaleur dégagée par les systèmes contribue même à réduire les besoins en chauffage. Et malgré un achalandage impressionnant pouvant atteindre jusqu’à 16 000 clients par jour, aucune hausse significative des coûts de climatisation n’a été observée pendant l’été. Résultat : une facture d’électricité en nette diminution.
Du côté des clients, la réaction a été très positive. Certains, particulièrement sensibles aux enjeux environnementaux, ont immédiatement remarqué le changement. « Enfin, vous ne refroidissez pas tout le magasin », ont-ils commenté. Ce type de retour souligne à quel point les choix technologiques peuvent aussi devenir des arguments écologiques concrets, visibles et appréciés par la clientèle.
Bien sûr, aucun système n’est parfait. Le principal inconvénient mentionné reste l’entretien des portes, qui accumulent inévitablement des traces de doigts au fil de la journée. Toutefois, cette contrainte s’est avérée facilement gérable avec la mise en place d’une routine de nettoyage quotidienne. Une solution simple, qui n’enlève rien aux nombreux avantages du système.
Ce qui ressort fortement de cette expérience, c’est que ce choix s’inscrit dans une tendance beaucoup plus large. Dans plusieurs régions du monde, notamment dans des pays où l’énergie est plus coûteuse, les frigos ouverts disparaissent progressivement au profit de modèles avec portes, même pour les fruits et légumes. Une évolution qui reflète une prise de conscience globale des enjeux d’efficacité énergétique et de conservation des aliments.
Aujourd’hui, Frank Henot est catégorique : il n’imagine pas revenir en arrière. Mieux encore, il prévoit déjà étendre ce type d’équipement à d’autres sections du magasin. Une décision qui illustre parfaitement l’impact positif de cette technologie, tant sur le plan opérationnel que commercial.
En somme, l’expérience de l’Intermarché Boyer démontre clairement que les comptoirs réfrigérés à portes ne sont pas qu’une simple tendance, mais bien une solution durable et performante. Ils permettent non seulement de réduire les coûts énergétiques, mais aussi d’améliorer la qualité des produits, de bonifier l’expérience client et de renforcer la compétitivité d’un commerce.
